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Cabinet de Naturopathie Caroline Gagnaire à Nice

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Le pourquoi et le comment du jeûne

Publié par carogagnaire sur 21 Mars 2013, 02:47am

Le pourquoi et le comment du jeûne

Parmi les différentes cures de détox, la pratique du jeûne est autant portée au pinacle qu’elle est décriée. Il est difficile de s’y retrouver, et on peut se poser légitimement la question : pouvons-nous faire un jeûne sans le moindre risque, et pour quels résultats ?

Je vous propose donc de faire le point : à quoi sert le jeûne ? Quel est son mode d’action ? Quels en sont les dangers ?

Une démarche naturelle et culturelle

Quelle est l’attitude des animaux lorsqu’ils sont malades ? Et bien… ils jeûnent, tout simplement ! Le jeûne fait partie d’une des cures de détox et d’autoguérison les plus naturelles qui soient.

Son utilisation remonte d’ailleurs loin dans l’histoire : Hippocrate en parlait déjà, et les Perses ou les Romains avaient largement recours au jeûne pour entretenir leur vitalité.

La plupart des religions ont intégré le jeûne dans leur pratique : ce n’est pas par hasard.

Aujourd’hui, le jeûne s’est largement démocratisé dans certains pays et fait même partie du système médical : ainsi, en Allemagne, des milliers de patients sont suivis chaque année dans des cliniques de jeûne thérapeutique, comme la fameuse clinique Buchinger (du nom du fondateur) au bord du lac Constance.

Quel est l'intérêt du jeûne ?

  • La perte de poids

Lorsque l’on pense au jeûne, la première idée qui apparaît est celle de la perte de poids. Cela est exact (à condition d’utiliser le jeûne pour repenser son mode de vie, et adapter une certaine hygiène alimentaire une fois le jeûne terminé). Mais l’action du jeûne ne se limite pas là.

  • La désintoxication

A mon sens, l’intérêt premier du jeûne est la désintoxication de l’organisme. Effectivement, comme l’apport de nourriture est nul, ou fortement réduit dans le cadre d’un jeûne Buchinger (bouillons de légumes, eau coupée de jus de fruits, et tisanes légèrement miellées pour un apport calorique journalier de 250 Kcal), le corps va procéder à ce que l’on appelle une autolyse, c’est-à-dire sa propre digestion (le cannibale ! )

Notre organisme étant une machine des plus ingénieuses, cette autolyse va d’abord s’attaquer aux graisses, puis aux lipomes, kystes et tumeurs, tout en préservant les organes comme le cœur, le cerveau ou les poumons qui ne sont pas concernés par l’autolyse.

En digérant les graisses, le jeûne va permettre une libération des toxines liposubles (c’est-à-dire solubles dans les graisses uniquement) ; de plus, le jeûne permet la digestion de tout ce qui est en trop dans notre organisme (notamment les cellules défectueuses…) : d’où un effet détoxicant de premier ordre !

  • Rajeunissement cellulaire et stimulation des défenses naturelles

Comme le jeûne permet de se débarrasser des cellules « gênantes » en quelque sorte, on comprend qu’il permet également un nettoyage et un rajeunissement cellulaire d’une part, mais aussi une stimulation des défenses immunitaires d’autre part.

  • Un gain de vitalité dans l'immédiat, et une revitalisation à long terme

De plus, durant le temps du jeûne, l’organisme dispose d’une énergie qu’il utilise d’habitude pour un poste très gourmand en dépenses énergétiques : la digestion, évidemment !

Le jeûne oui, mais pas n’importe comment…

On le voit, le jeûne présente un intérêt certain pour l’accroissement de notre vitalité.

Toutefois, pour que ce jeûne soit réellement efficace, il convient de respecter certaines règles.

  • La préparation du jeûne

Pour commencer, il faut se préparer avant d’entamer un jeûne : non seulement psychologiquement, mais aussi en termes de condition de vie. Mieux vaut entreprendre un jeûne lorsque l’on est en vacances, en pouvant alterner repos et activités physiques.

Ces exercices sont importants de façon à faciliter le drainage des toxines, que ce soit par la respiration au grand air ou la transpiration.

Le jeûne est aussi l’occasion de penser sa vie autrement : c’est un mode de vie en soi. Ce qui est tout de même compliqué à réaliser lorsque l’on est pris dans le quotidien, avec le travail, les repas à préparer pour les autres (ne soyons pas masochistes, c’est assez difficile comme ça…), le stress inhérent à certaines situations…

  • Les protocoles alimentaires avant-après

Ensuite, un protocole alimentaire doit précéder le jeûne : on ne passe pas soudainement du tout au rien ! Pour une semaine de jeûne, on se prépare une semaine à l’avance, en retirant progressivement certaines catégories d’aliments.

De la même façon, lorsque le jeûne est terminé, la reprise alimentaire est progressive : dans l’ordre inverse de la préparation. Ces protocoles sont essentiels pour bien réussir son jeûne.

  • Après le jeûne

Pour que les choses soient vraiment bien faites, si l’on veut retirer un bénéfice complet du jeûne, celui-ci doit s’entretenir dans l’année : le plus simple est de procéder à un jeûne de 24h, soit de façon hebdomadaire, soit tous les quinze jours.

Certaines personnes préfèrent le jeûne quotidien : il s’agit alors d’un jeûne de 12h (par exemple de 20h à 8h le lendemain matin), et ce tout au long de l’année. A chacun sa façon de s’approprier le jeûne : c’est un vrai mode de vie.

Les contre indications du jeûne

Alors, on jeûne demain ?!!! Peut-être oui, peut-être non…

Pour commencer, le protocole de préparation du jeûne doit être réalisé !

Ensuite, il faut savoir que le jeûne ne s’adresse pas à tout le monde. Ainsi, les personnes présentant une maigreur trop importante, un manque de force vitale, des troubles du comportement alimentaire, et bien sûr les femmes enceintes ne peuvent et ne doivent pas entreprendre un jeûne.

Certaines pathologies ou troubles sont aussi une contre-indication absolue : hypotension artérielle, névroses anxieuses, dépression, cirrhose et tuberculose évolutives, diabète, insuffisance rénale, myopathie, maladies lourdes ainsi que médications chimiques lourdes.

Si l’on respecte tout ce qui a été annoncé, le jeûne est-il sans danger ?

Les dangers du jeûne

Le jeûne n’est pas sans danger, et c’est pour cela qu’il est décrié. Ces dangers sont de trois ordres.

Le premier risque est de ne pas avoir suffisamment bien estimé sa force vitale. Ainsi, le premier jour du jeûne, si l’on est frigorifié, il faut enchaîner sur une monodiète, et ne pas s’entêter dans un jeûne.

Le second est d’avoir un niveau d’intoxication trop fort : nausées, douleurs diverses et maux de tête indiquent qu’il faut passer par une monodiète également.

Le troisième risque enfin est de ne pas savoir s’arrêter, et de confondre de réels signaux d’alarme avec les symptômes inhérents au jeûne (perte de poids bien sûr, perte d’appétit à partir du troisième jour, sensation d’hypothermie, quelques douleurs et faiblesses, couleur plus foncée des urines, langue blanchâtre et chargée, haleine fétide, transpiration malodorante, variation de pouls). Les accidents surviennent lorsque certaines personnes s'acharnent dans le jeûne au lieu de respecter leur corps et savoir s'arrêter.

Les signaux d’alarme

Les signaux d’alarme sont les suivants : bouffées d’angoisse, hallucination, insomnies persistantes, troubles du rythme cardiaque, hypotension artérielle aigüe, incapacité à se tenir debout, crises d’acétone (qui est due à l’excès de brûlure des graisses, engendré par le jeûne lui-même, et qui se reconnaît entre autre par une haleine dont l’odeur rappelle la pomme pourrie) ou de tétanie, anurie (diminution du volume d’urine).

Il est essentiel d’arrêter le jeûne quand de tels symptômes surviennent : cela peut même être une question vitale.

Le jeûne accompagné

C’est pour ces différentes raisons qu’il vaut mieux être accompagné par un professionnel pour faire un jeûne : identifier les signaux d’alarme au quotidien n’est pas toujours aisé.

Certains centres proposent des formules complètes de jeûne et randonnée : pourquoi pas ? Il faut toutefois s’assurer que l’encadrement est compétent d’un point de vue médical, et que les protocoles d’entrée et de sortie de jeûne sont bien expliqués s’ils ne sont pas pris en compte dans le temps de la cure.

L’aspect psychologique est important aussi : être accompagné ou faire partie d’un groupe peut jouer un rôle stimulant tout au long du jeûne.

Quand arrêter le jeûne ?

En l’absence de signaux d’alarme, la durée du jeûne est généralement de 7 jours.

Certains souhaitent aller plus loin pour des raisons thérapeutiques, jusqu’au retour de la « vraie faim ». La faim que l’on ressent les deux ou trois premiers jours est surtout due à une irritation des muqueuses intestinales. La faim que l’on ressent plus tard est le signe que le corps a terminé son autolyse.

Pourquoi pas ? Il faut tout de même garder en tête que mieux vaut un jeûne court et bien mené, qu’un jeûne long et mal contrôlé.

Conclusion

Le jeûne peut être un très bel outil thérapeutique, extrêmement efficace, à condition que l’on ait bien pris en compte l’ensemble des conditions nécessaires à sa réalisation, et que l’on bénéficie d’un accompagnement sérieux.

Il faut être motivé pour le faire : avoir peur du jeûne est sans doute une des premières causes de son échec.

Le jeûne est aussi l’occasion de comprendre d’autres aspects de la vie : la « gastronomie de l’âme » remplacera alors les manques caloriques !

Post-scriptum

Lorsque votre enfant n'a pas faim parce qu'il est malade, ne le forcez pas à manger : il écoute tout simplement son corps qui lui conseille de pratiquer un jeûne thérapeutique ! La digestion est rendue très compliquée en cas de fièvre, à cause de la mise hors jeu des enzymes digestives ; l'énergie qui lui serait inutilement consacrée sera alors récupérée... pour l'aider à guérir plus vite !

Cet article correspond à celui que j'ai édité dans le blog que je tiens sur le site Vulgaris Médical.

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bayrouk 28/07/2013 19:00

merci pour les conseils, je suivrai le jeûne de 3 jours pour commencer

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